Devenir travailleur autonome au Québec : démarches et avantages

Devenir travailleur autonome au Québec - démarches et avantages

L’idée de travailleur autonome progresse régulièrement dans la société avec l’évolution des fondamentaux du marché. Si le nombre de travailleurs autonomes agricoles diminue, il progresse dans d’autres secteurs. De plus en plus de résidents québécois envisagent la création d’une entreprise individuelle mais se trouvent vite désarmés devant les démarches à effectuer. Ce petit guide est destiné à vous aider à devenir un travailleur autonome et à en comprendre les nombreux avantages.

Progression du nombre de travailleurs autonomes au Québec

On estimait entre 550 000 et 600 000 le nombre de travailleurs autonomes au Québec en 2016. Leur nombre a explosé ces dernières années, ce qui a notamment eu pour but de voir se multiplier les espaces de travail collaboratifs dans les villes comme Montréal ou Québec.

D’autres villes ont compris la nécessité de développer ce type de centres d’affaires. Les plus actives dans ce domaine sont :

  • Beauport
  • Verchères
  • Granby
  • Gatineau
  • Sainte-Thérèse

Mais un emploi autonome payant ne se pratique pas uniquement dans un centre d’affaires et on ne mentionnera ici que les travailleurs autonomes non agricoles. Nombreuses sont les entreprises individuelles qui se développent tout simplement à la maison. Tout dépend de la nature du travail effectué.

Les créations d’entreprises individuelles au Québec ont ainsi augmenté de 3,4 % en 2016 et tendent aujourd’hui à se stabiliser pour représenter environ 15 % de la population active.

Quels sont les avantages de devenir travailleur autonome ?

L’entreprise individuelle est la forme d’entreprise la plus simple et donc la plus facile à créer. Plus complexe, la compagnie par actions demandera des démarches supplémentaires mais peut s’envisager comme future forme d’évolution.

Voici quelques avantages à être autonome :

  • devenir son propre patron
  • les frais de démarrage et de fonctionnement sont généralement peu élevés
  • bénéficier de certains avantages fiscaux
  • gérer sans partage tous les profits

Comment devenir travailleur autonome ?

Vous pouvez facilement créer votre propre entreprise individuelle en n’utilisant que vos nom et prénom (sauf à quelques rares exceptions près).

Les différents types de travailleurs autonomes peuvent généralement inclure :

  • les consultants ou pigistes travaillant pour un ou plusieurs clients
  • les cabinets de professionnels (avocat à son compte, par exemple)
  • un travail à la commission (vente au porte-à-porte, par exemple)
  • l’exploitation d’une entreprise depuis la maison
  • un travail à temps partiel, à temps plein ou sur des projets spécifiques et ponctuels

Si vous envisagez de déclarer un emploi autonome payant, la première démarche consistera à vous rendre dans un bureau de Revenu Québec.

Il vous en coûtera 34 $ de frais gouvernementaux et 7 jours ouvrables de patience. Après avoir inscrit votre entreprise à certains fichiers de Revenu Québec, vous obtiendrez un permis, une vignette ou un certificat d’inscription. Puis, vous devrez effectuer les démarches nécessaires auprès d’autres organismes selon les cas.

Travailleur autonome et enregistrement au Registre des entreprises ne sont pas forcément liés (sauf pour une personne physique qui exploite un point de vente de tabac au détail ou un salon de bronzage). L’inscription permet cependant d’obtenir un numéro d’entreprise du Québec (NEQ) qui facilite la vérification de l’identité de l’entreprise par des organismes publics et des partenaires d’affaires.

Le travailleur autonome au Québec et les finances

Un prêt rapide pour travailleur autonome peut être une façon d’envisager de démarrer rapidement son entreprise individuelle. Il existe d’autre part des incubateurs d’entreprises qui, suivant le projet, pourraient être séduits et envisager son financement sur dossier.

Les immigrants, quant à eux, devront notamment prendre en compte les paramètres suivants, issus du Programme des travailleurs autonomes, s’ils souhaitent créer une entreprise individuelle au Québec :

  • posséder au moins 100 000 $ d’avoir net acquis de manière licite
  • justifier d’au moins 2 ans d’expérience à leur compte dans la profession ou le métier qu’ils entendent exercer au Québec

D’autres paramètres peuvent encore être pris en compte, tels que :

  • votre âge et celui de votre conjoint(e)
  • la nature et la durée de vos formations professionnelles respectives
  • vos compétences linguistiques
  • vos qualités personnelles et votre connaissance du Québec

Ne négligez pas la déclaration de revenus ! Le travailleur autonome et l’impôt fonctionnent différemment de l’emploi salarié. Les revenus de l’entreprise individuelle seront ainsi indiqués dans une annexe de la déclaration de la personne.

Plusieurs réponses aux questions que se pose un futur travailleur autonome

Un travailleur autonome au Québec paye-t-il les TPS et TVQ ?

 

Le travailleur autonome qui facture un total de 30 000 $ ou moins durant l’année pour ses ventes et ses services est considéré comme « petit fournisseur ». Il n’a pas à s’inscrire auprès des autorités fiscales aux fins des taxes de vente (TPS et TVQ).

Existe-t-il une aide gouvernementale pour travailleur autonome ?

Le programme de Soutien au travail autonome peut permettre d’obtenir une subvention gouvernementale pour travailleur autonome. Pour en savoir plus, il suffit de se rendre sur le portail en ligne d’Emploi Québec à la rubrique « Soutien au travail autonome ».

Existe-t-il une subvention salariale pour travailleur autonome ?

Un travailleur autonome, considéré comme employeur, peut soutenir l’objectif d’intégration dans un emploi durable. L’aide financière à l’employeur pour soutenir l’accueil et l’intégration d’une personne à risque de chômage prolongé, couvrant une partie du salaire de celle-ci et, à certaines conditions, des frais d’accompagnement ou de formation s’adresse également aux travailleurs autonomes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le portail Emploi Québec à la rubrique « Direction des mesures et des services aux individus ».

Travailleur autonome et chômage : comment ça marche ?

Les travailleurs autonomes canadiens ont accès aux prestations spéciales de l’assurance-emploi, qui comprennent les prestations :

  • de maternité et/ou paternité
  • parentales standards et prolongées
  • maladie
  • de compassion
  • pour proches aidants d’enfants et d’adultes

Les deux premières sont garanties par le Régime québécois d’assurance parentale pour tout travailleur autonome résident au Québec, les trois suivantes pour toute inscription au programme d’assurance-emploi.

Pour conclure, vous aurez compris qu’un travailleur autonome engage sa responsabilité personnelle. Devenir travailleur autonome demandera des qualités non seulement professionnelles dans son corps de métier mais aussi de bon gestionnaire d’affaires.

Lorsque les revenus de l’entreprise individuelle deviennent plus élevés, la possibilité de s’incorporer existe et la petite entreprise à la maison peut alors devenir une corporation pour poursuivre plus loin l’aventure.

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